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L’extradition de l’ancien président burkinabè, Paul-Henri Sandaogo Damiba, du Togo vers le Burkina Faso, où il est poursuivi pour détournement criminel, soulève de nombreuses interrogations sur la diplomatie togolaise.
Traditionnellement, le Togo a offert refuge à des chefs d’État déchus, que ce soit pour une courte ou une longue période. Mobutu Sese Seko, Ange-Félix Patassé et Henri Konan Bédié ont tous trouvé asile sur le territoire togolais sans jamais faire l’objet d’une extradition. Le geste récent du gouvernement togolais marque donc une rupture avec cette pratique.
Comment interpréter cette décision ? Selon Nathaniel Olympio,
publié sur sa page Facebook le 20 janvier 2026, cette extradition pourrait être vue comme un signal politique. « Est-ce un gage de bon profil pour une acceptation de l’adhésion du Togo à l’AES ? » s’interroge-t-il.Si aucune confirmation officielle n’a encore été donnée sur les intentions diplomatiques derrière cette mesure, cette action pourrait s’inscrire dans une stratégie plus large de repositionnement international du Togo, notamment au sein des institutions africaines.
L’affaire Damiba, au-delà de son volet judiciaire, semble ainsi ouvrir un débat sur la politique étrangère togolaise et ses ambitions régionales.