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Un mois après le putsch au Niger, il faut maintenant sortir de l’impasse

Un mois après le putsch au Niger, il faut maintenant sortir de l’impasse

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Je l’ai dit dernièrement dans une vidéo sur cette page: si on avait demandé ma permission pour le coup d’Etat au Niger, j’aurais dit non.

Je l’ai également dit: si on me garantit aujourd’hui qu’il y a un moyen pour arracher le pouvoir aux putschistes et rétablir l’ordre constitutionnel sans verser le sang d’un seul Nigérien, je donnerai mon accord.

Mais nous le voyons tous. Ce coup d’Etat est consommé et toute tentative à vouloir rétablir un certain ordre constitutionnel (pour que d’ailleurs Bazoum gouverne comment et sous la protection de quelle armée ?) serait un bain de sang.

Et comme le Niger est la digue qui ne doit pas céder, si on tient à la sécurité du Sahel et à la survie

de l’Afrique de l’Ouest, il serait mieux que nous trouvions rapidement une solution.  J’ai 3 propositions.

1) Accorder une transition de 18 mois aux putschistes pour organiser une nouvelle élection à laquelle aucun d’eux ne pourra participer à aucune condition.

2) Organiser le retour de tous les opposants politiques (dont Hama Amadou) que Mahamadou Issifou a contraints à l’exil pour pouvoir imposer son poulain Bazoum.

3) Permettre une élection inclusive à laquelle participeront Bazoum et tous ces opposants.

Tout le monde aura ainsi sauvé la face dans cette épineuse affaire. La CEDEAO aura eu l’impression de ne pas avoir laissé le pouvoir aux putschistes. Et les putschistes auront eu l’occasion de se retirer par une porte plus grande que celle de l’injonction.

David Kpelly