Togo/Violences lors des manifs du 26 juin : OPS-Afrique dénonce l’irruption des forces de sécurité à l’hôpital de Bè
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L’Observatoire pour la Promotion de la Santé en Afrique (OPS-Afrique) est monté au créneau ce lundi pour dénoncer des violences survenues à l’hôpital de Bè, à Lomé, lors des manifestations du 26 juin dernier. Dans un communiqué officiel, l’organisation parle d’une « atteinte grave à l’intégrité du système de santé » et aux « droits fondamentaux des patients et du personnel médical ».
Selon les informations relayées par le Collectif des Syndicats de la Santé et d’autres organisations professionnelles, un pharmacien de l’hôpital, M. Eboahun Kokou Raphaël, a été interpellé alors qu’il était en plein service. Son « tort » présumé ? Avoir pris des photos des forces de l’ordre présentes dans les environs de l’établissement.
Mais l’indignation ne s’arrête pas là. L’OPS-Afrique affirme que des tirs de gaz lacrymogène ont été lancés non seulement aux abords mais aussi dans l’enceinte même de l’hôpital, provoquant une perturbation des soins, une panique générale parmi les usagers et le personnel, ainsi que l’incendie d’une ambulance de l’établissement.
L’organisation rappelle
Face à ce qu’elle qualifie de « traumatismes physiques, psychologiques et structurels » potentiels, OPS-Afrique appelle les autorités à une réaction rapide. Elle demande :
La sécurisation immédiate de l’hôpital de Bè
La réparation des dommages causés
La prise en charge des victimes
Le remplacement urgent de l’ambulance incendiée
L’organisation, tout en saluant l’engagement du ministre de la Santé en faveur de l’amélioration du système sanitaire, l’invite à garantir la sécurité des établissements de santé face aux ingérences extérieures et à renforcer le dialogue avec les syndicats du secteur.
Elle exprime par ailleurs son soutien au Collectif des Syndicats de la Santé, et réclame la libération immédiate du pharmacien interpellé, dans le respect de ses droits.