logo togoactualite

Nous sommes News 228, l’info du togo en ligne.

Téléphone: +33 06 14 30 57 86 , +228 99 56 57 88

Email: contact@togoactualite.com

Heures de services: Lundi à Vendredi de 9:30am à 6:30 pm

Togo/trois élèves exclus du système éducatif : les bonnes interrogations du Dr Kodjovi Thon

Togo/trois élèves exclus du système éducatif : les bonnes interrogations du Dr Kodjovi Thon

Mots clés
IN

Infos du pays

Auteur de cet article
Voir ces articles

Nous tenons à rappeler aux visiteurs du site que sans partenariat avec togoactualite.com, la reprise des articles même partielle est strictement interdite. Tout contrevenant s'expose à de graves poursuites.

Dr Kodjovi Thon, président du parti politique « Nouvelle vision » s’est prononcé sur la sanction infligée par Dodzi Kokoroko à 3 élèves qui ont agressé verbalement et physiquement leur proviseur..

REACTION DE DR KODJOVI THON, PRÉSIDENT NATIONAL DU PARTI POLITIQUE NOUVELLE VISION SUITE À L’EXCLUSION TEMPORAIRE DE TOUT ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE DE L’ÉLÈVE DAYE JOHN.

Bonjour,

Nombreux êtes-vous à demander mon avis en tant qu’éducateur sur la décision du ministre Prof. Dodzi Kokoroko à l’encontre de ce jeune lycéen. Personnellement, j’ai d’abord salué la décision. Un élève qui frappe son proviseur peut frapper son père. Cela m’a révolté. Il faut respecter les aînés. C’est un enfant qui a gravement déconné. Mais je me suis ensuite interrogé. Faut-il à cause de cette grave erreur, mettre cet élève à la rue et courir le risque de le voir plus tard renoncer à l’école pour toujours et rester non instruit? Ne deviendrait-il pas finalement un plus grand danger social? La situation est délicate. Certes, on a fait recours à la punition pour faire de cet élève un exemple afin d’éviter des épisodes comme celui-ci à avenir. Mais dans la rue pour 2 ans, ce jeune homme à peine majeur pourrait-il avoir la chance de se corriger? Ne sera-t-il pas un influenceur négatif

plus dangereux en société que ce qu’on évitait en le sanctionnant ainsi? Ces interrogations m’amènent à réfléchir encore plus. À lire la décision du ministre, aucune disposition particulière dans ce sens n’a été prise. Mais je pense qu’on peut encore rectifier le tir. A défaut de l’existence des centres éducatifs de redressement qui sont souvent prévus ailleurs pour ce genre d’élèves afin d’éviter de leur refuser l’accès à l’éducation, je propose qu’un suivi minutieux de cet élève et de tous ceux qui sont dans le même cas soit fait afin de garantir sinon d’imposer leur retour à l’école au moment venu. Même si l’autre question sera de savoir s’ils en auront encore le goût et s’ils en seront encore capables. Enfin, je me dis que le ministre n’a fait peut-être que suivre la procédure prescrite et la sanction prévue en ces genres de situation. Si tel est le cas, j’interpelle la commission éducation de l’Assemblée Nationale et le gouvernement. Le temps est sans doute arrivé pour commencer à réfléchir sur la revue et l’actualisation des textes à ce niveau et penser sérieusement à la réforme du système éducatif qui s’annonce quant à elle comme un très vaste chantier chez nous.

Kodjovi Thon, PhD