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Suite à la publication d’un rapport d’une Organisation de Défense des Droits de l’Homme, des journaux togolais sont harcelés par la branche de la gendarmerie nationale chargée des « répressions », selon les termes du Patronat de la Presse Togolaise (PPT). Jérôme Sossou, Médard Amétépé respectivement Directeurs de Publications des journaux « Triangle des Enjeux » et « Liberté » ont essuyé mercredi des interrogatoires musclés par les Services de Recherches et d’Investigations (SRI), une aile de la gendarmerie réputé pour ses méthodes brutales. D’autres journaux critiques ont reçu des convocations et passeront à la barre, comme à l’époque de l’extermination des médias. Le PPT lance une alerte rouge contre les « prédateurs de la presse » dans un contexte sociopolitique délicat. Lire!
Depuis le 05 avril 2018, des Directeurs de publication de la presse libre et indépendante du Togo sont convoqués et auditionnés devant le Service de Recherches et d’investigations ( SRI) une unité de répression de la gendarmerie nationale.
D’après les informations issues des interrogatoires musclées subies par Jérôme Sossou, Directeur de Publication du Triangle des Enjeux et Médard AMETEPE, Directeur de Publication du quotidien LIBERTÉ, les accusations portent sur la reprise dans les journaux respectifs du rapport de l’ONG REJADD, dont le Président, Assiba Johnson est actuellement en garde à vue dans les locaux du SRI. Le rapport en question porte sur les exactions liées aux manifestations sociopolitiques dans notre pays depuis le 19 août 2017.
D’autres confrères, notamment, Abi Alfa du journal Le Rendez-vous seront également entendus sur le même sujet au cours de la journée de vendredi 06 mars 2018.
Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) classe ces nouvelles sorties des autorités togolaises dans la rubrique de tentative de musellement de la presse critique au Togo.
Ces interpellations rappellent les cas courants de prédation de
Il y a quelques mois, deux autres journalistes avaient déjà comparu devant le même service de la gendarmerie pour répondre de la publication des informations sur les réseaux sociaux.
Ces manœuvres de harcèlement des journalistes interviennent dans le contexte d’une crise sociopolitique marquée par des manifestations tous azimuts qui appellent les autorités à opérer des reformes en vue d’assurer le bien-être aux populations.
Sourdes aux appels des Togolais, ces autorités observent sans réagir les hôpitaux tombés en lambeaux, les écoles en effervescence, le tissu social totalement déchiré, le dialogue politique en panne et le pays graduellement exsangue.
La presse qui joue son rôle d’avant-garde et qui dénonce la fuite de responsabilité de l’Etat devient la proie du pouvoir politique.
Le PPT constate que les autorités togolaises basculent dangereusement dans une escalade prédatrice de liberté de la presse togolaise et lance une alerte rouge pour la cessation immédiate de la persécution des journalistes.
Le PPT en appelle aux organisations nationales et internationales de défense de la liberté de presse et des droits de l’homme à interpeller le gouvernement sur les atteintes répétitives à la liberté de presse.
Le PPT rassure les journalistes d’œuvrer par tous les moyens légaux pour le libre exercice de leur métier.
Enfin le PPT se réserve le droit d’appeler dans les jours à venir, les journalistes, les défenseurs des Droits de l’Homme, les auditeurs, lecteurs et téléspectateurs et toutes les bonnes volontés éprises de liberté et de justice à des manifestations en vue de dénoncer les manœuvres policières de persécution de la Presse togolaise.
Fait à Lomé, le 05 avril 2018
Le Président
Carlos KETOHOU.