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Le 27 octobre 2023, Faure Gnassingbé a fait libérer 956 détenus de droit commun sur toute l’étendue du territoire national. 344 personnes libérées à Lomé, 76 à Aného, 47 à Vogan, 42 à Tsévié, 46 à Notsè, 96 à Kpalimé, 62 à Sokodé, 23 à Bassar, 60 à Kara, 03 à Kanté, 73 à Mango et 18 à Dapaong. Ce nombre dépasse de loin celui de mars dernier où 352 détenus sont sortis de prison. Mais tous ces détenus aujourd’hui libérés ont en commun d’avoir tous purgé leurs peines. On peut se féliciter de ce que l’autorité elle-même qualifie de « politique de désengorgement des prisons», quand même il n’y a pas matière à en faire tout un plat, puisqu’une grâce présidentielle n’est rien moins qu’une suppression ou une réduction de sanction pénale accordée par le Président de la République. Ici, on a des « libérés » qui sortiront du jour au lendemain sans s’en remettre à on ne sait quelle grâce présidentielle. Passons.
Peut-on d’ailleurs parler de grâce présidentielle quand Faure Gnassingbé, qui
Amnesty International au Togo continue de regretter qu’à ce jour des opposants soient « toujours en prison, sans que l’on connaisse leur nombre ». Mais le régime de Faure Gnassingbé qui aime se donner une belle image à l’extérieur, n’a que faire des codes de la démocratie et préfère sévir de l’intérieur que de travailler à une réelle cohésion sociale, ciment d’une nation digne de ce nom. Plutôt que de faire dans la diplomatie sur fond d’enfumage et de charlatanisme, le clan Gnassingbé serait bien inspiré de rendre leur liberté à ces opposants.
Source: Le Correcteur / lecorrecteur.info