Togo-Politique : L’ANC exige de Faure Gnassingbé, l’abandon de sa « politique d’enfumage »
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L’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition) n’est pas contente de la gestion du pays et tient à le faire savoir. La formation politique de l’ancien Secrétaire général de l’Union des forces du changement (UFC) était mardi face à la presse, occasion pour le premier parti de l’opposition, de dire tout haut tout ce qu’il pense de Faure Gnassingbé et sa gestion des affaires publiques.
Au cours de cette rencontre avec la presse nationale et internationale, l’ANC a exigé du gouvernement l’abandon de sa « politique d’enfumage » et la mise en œuvre des réformes politique, institutionnelles et constitutionnelles recommandées par l’Accord politique global (Apg). Le parti fustige en outre, ce qu’il considère comme de la « mauvaise foi des pouvoirs publics » et les accuse de recourir à « l’arbitraire », à l’« harcèlement », au « chantage », à la « violence », à la « terreur » et aux « violations des droits et libertés » pour empêcher « l’expression du mécontentement populaire ».
Jean-Pierre Fabre, le président de ce parti, a dit publiquement tout le mal qu’il pensait de la création par le chef de l’Etat de la commission chargée de réfléchir et de faire des propositions allant dans le sens de la mise en œuvre des réformes. Il estime que cette tâche n’est pas celle du chef de l’Etat remettant au passage, en cause l’impartialité des membres nommés.
La conférence de presse a été
« Les personnes arrêtées sont torturées et l’une d’entre elles a trouvé la mort en détention. Aujourd’hui encore, alors que la prétendue instruction est close et qu’aucun procès n’est annoncé, un député et une dizaine de jeunes croupissent toujours en prison. Certains dirigeants et militants, mis en liberté provisoire, sont l’objet d’inculpations arbitraires et placés sous contrôle judiciaire. D’autres sont contraints à l’exilé, a dénoncé M. Dupuy.
Pour rapidement situer les responsabilités dans l’affaire des incendies qui ont occasionné plus de 6 milliards de F Cfa de pertes aux victimes, Jean-Pierre Fabre recommande l’envoi d’une commission d’enquête internationale.
Trente-sept (37) personnes, cadres et militants de l’opposition avaient été inculpées dans cette affaire. Une dizaine sont toujours détenues dont un député.
A.Y.
source : afreepress