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Lomé – Quelques milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans les rues de la capitale togolaise Lomé à l’appel de l’opposition pour demander le départ du président Faure Gnassingbé et, dans d’autres quartiers, à la demande du parti au pouvoir pour lui témoigner leur soutien.
L’opposition, qui a connu un succès historique lors de marches les 6 et 7 septembre en rassemblant plus de 100.000 personnes à travers le pays, a prévu deux nouveaux jours de manifestations mercredi et jeudi.
Le parti présidentiel, l’Union pour la République (UNIR), a décidé lui aussi d’appeler ses militants, aux mêmes dates pour soutenir Faure Gnassingbé, héritier d’une famille au pouvoir depuis 50 ans.
Une décision jugée « irresponsable » selon Nathanael Olympio, un des chefs de file de l’opposition.
« Ça nous fait plaisir d’être là, c’est notre parti », a déclaré à l’AFP Georgia, 34 ans, militante d’UNIR. « Nous, on est pacifiques », a-t-elle ajouté, alors que l’ambiance était très calme sur la plage de Lomé où l’UNIR manifestait.
Un jeune manifestant a toutefois confié avoir reçu 5.000 francs CFA (7,50 euros) pour participer à ce rassemblement.
Alors que l’opposition commençait à se réunir dans plusieurs endroits de la capitale mercredi matin, George H., un habitant de Lomé expliquait qu’il n’irait pas manifester cette semaine, bien qu’il assure « en avoir marre de 50 ans de Gnassingbé ».
« J’irai travailler. Il faut bien manger », a-t-il expliqué à l’AFP.
Jean-Pierre Fabre, opposant historique togolais, ainsi qu’une coalition de l’opposition ont assuré qu’il n’y aurait « pas de répit (…) tant que M. Faure Gnassingbé n’aura pas quitté le pouvoir ».
Le gouvernement togolais a quant à lui mis en garde l’opposition contre la présence de « personnes de nationalités étrangères, en vue de participer à des actes de violences » lors des marches, qu’il souhaite « pacifiques ».
Mardi, l’opposition a boycotté un vote de modification de la Constitution à l’Assemblée nationale, qui prévoit la limitation du mandat présidentiel, en regrettant qu’il ne soit pas rétroactif et permette ainsi au président Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, de se représenter en 2020, voire en 2025.
Adoptée avec les 2/3 des voix, la modification de la Constitution fera l’objet d’un référendum « dans les prochains mois », a assuré un membre du gouvernement.
cl-spb/jhd
source : AFP
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