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Le drame a lieu le 29 décembre 2022 à Vogan, et l’infortuné, chauffeur de son état, était à bord d’un véhicule rempli de bidons de carburant. Si l’on en croit les informations recueillies de première main, le jeune conducteur roulait à vive allure pour échapper aux forces de sécurité. C’était sans compter sur la crevaison d’un des pneus du véhicule. Résultat : véhicule renversé et calciné avec mort d’homme à la clé. Cet homme paie-t-il l’interdiction de la commercialisation du carburant frelaté contre laquelle le ministère en charge de la Sécurité a ouvertement déclaré la guerre ? Sans aucun doute : il n’y aurait pas eu de traque, ce chauffeur dont les parents se sont manifestés après le drame serait encore en vie. Il rejoint ainsi la triste liste des dizaines de victimes qui ont payé le lourd tribut d’une chasse à l’homme sans queue ni tête qui s’opère sur fond d’acharnement aveugle et vindicatif.
Pourquoi ne pas adopter comme au Bénin voisin une disposition juridique pouvant traiter ces commerçants autrement que par la force des baïonnettes ? Les mêmes autorités qui se livrent à cette pitoyable croisade, sont incapables de doter toutes les villes de
En privilégiant la barbarie au détriment de la verbalisation et d’une politique de rechange devant suppléer à cette vente où beaucoup de famille arrivent à joindre les deux bouts, l’Etat a clairement affiché son incapacité à trouver une porte de sortie plus humaniste, plus social. Rien ne vaut la vie humaine. Avec cette disparition de trop, c’est l’espoir d’une mère, d’une femme peut-être, d’un enfant qui se trouve anéanti, parce que la source de leur subsistance n’est plus là. Il n’est jamais tard pour changer d’approche.
Source: Le Correcteur / lecorrecteur.info