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Départager un Faure Gnassingbé qui a « appris avec consternation le décès de onze nouveaux-nés au Sénégal, dans l’incendie survenu au service de néonatalogie de l’hôpital où ils se trouvaient », et un Robert Dussey qui a fraîchement reçu le « Super Prix Diamant Alassane Ouattara pour l’Intégration Africaine 2022 » pour sa « diplomatie africaine positive et productrice d’une intégration sous régionale réussie », la tâche semble à tout le moins difficile.
Tant l’un et l’autre ont en commun de s’afficher aux yeux du monde comme des acteurs qui travaillent à faire avancer le monde comme ils peuvent. Quand l’un se pique d’actions en faveur de l’intégration africaine, l’autre soulage les cœurs rien qu’en postant quelques caractères sur les réseaux sociaux. Impossible donc d’offrir la palme de bonne conduite à l’un sans offenser l’autre. Les deux font si bien la paire, qu’on a bien envie de les déclarer ex æquo.
Quoi ! Nous n’allons quand même pas faire un mécontent qui mériterait autant que l’autre la timbale. On remarquera en tout cas que le chef de la diplomatie togolaise
Que le meilleur gagne. Sauf que ces prix de seconde zone n’intéressent nullement les Togolais qui voudraient voir un Faure Gnassingbé balayer devant sa porte avant de vouloir porter secours aux pays voisins dont les populations sont nettement mieux loties que les siennes.
Dans son pays, une femme a beau tomber du lit d’accouchement, il n’est pas fichu de faire le moindre tweet, mais pour un pays situé au bout du monde, qu’est-ce qu’on n’est pas capable de faire ! Que voulez-vous, diplomatie oblige.
Ça prête à sourire aussi de voir un ministre togolais des Affaires Étrangères incapable de se faire tresser des couronnes dans un pays où les principes démocratiques sont allègrement foulés aux pieds. Si le ridicule tuait…
Source: Le Correcteur