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Dans quel pays au monde – citez-moi un seul – dans lequel un prélat, pas une église, adoube un candidat qui postule à un poste électif, fut-il présidentiel, tente de l’imposer au reste des candidats de la tendance opposition, pire organise une messe pour l’investir officiellement?
Le même scénario s’était produit à la veille des élections communales de juin 2019 et le résultat fut une berezina pour la coalition pour laquelle le prélat avait prié. Le Saint-Esprit a décidément quitté l’archevêque émérite de Lomé.
Notre pays est un État laïc où coexistent plusieurs religions. Imaginons un instant que ce soit un imam, un prêtre vodou, un pasteur d’une église Charismatique ou de toute autre religion qui organise un tel scénario, cette comédie. Ce sera une levée de bois vert.
En continuant ce concert-party digne de Kokouvitô ou d’Azékokovivina, le prélat met en danger l’harmonie qui doit caractériser toutes les
On pourra même conclure sans risquer de se tromper, que ceux qui disent que la comédie organisée participe d’un sabotage pure et simple de la présidentielle du 22 février 2020 pour donner une large victoire au candidat bleu dont le régime totalise 54 ans, ont raison.
Et beaucoup sont ceux qui peinent à comprendre comment certains de nos compatriotes sont tombés dans un piège si grossier et une telle manipulation insoutenable.
Il est temps d’arrêter cette orchestration ridicule pour poser les réels enjeux de cette élection: la CENI et la Cour Constitutionnelle aux ordres, le fichier électoral sur lequel la majorité des inscrits appartiennent au parti UNIR et à ses ailes marchantes.
Le prélat, son candidat et son staff brassent du vent et la mise en scène de ce matin les décrédibilise encore davantage.