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Après une semaine de manifestations de l’opposition, une simple phrase de Faure Gnassingbé aura suffi pour relancer la polémique. En visite au Ghana, le président a affirmé mardi 25 novembre que la Constitution en vigueur au Togo, qui prévoit un nombre illimité de mandats présidentiels, serait « rigoureusement respectée ». Le lendemain, mercredi, l’opposition a dit engager « un bras de fer » pour éviter que le chef de l’Etat ne se présente une troisième fois devant les électeurs l’an prochain.
La Constitution en vigueur sera « rigoureusement respectée ». Ce bout de phrase lâchée par Faure Gnassingbé au cours d’une visite d’Etat à Accra suscite beaucoup d’interprétations. Pour ses opposants, le président togolais ne veut pas faire les réformes. Eric Dupuy, secrétaire à la communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) va plus loin ; pour lui, c’est une manœuvre visant à s’éterniser au pouvoir.
Seulement, l’Union pour la République (Unir), parti au pouvoir majoritaire à l’Assemblée, s’interroge sur la nécessité de voter cette loi si les modifications comportent toujours la rétroactivité. Les modifications actuelles ne doivent pas être rétroactives et surtout viser Faure Gnassingbé, s’exclame en substance Christophe Tchao, président du groupe parlementaire Unir à l’Assemblée nationale.
Sur ce point, le consensus est loin d’être trouvé, et après l’opposition la semaine dernière, ce vendredi, ce sont les organisations de défense des droits de l’homme qui seront dans la rue pour réclamer les mêmes réformes.
source : RFI