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L’Église catholique au Togo célèbre cette année le cent vingtième anniversaire de dédicace de la cathédrale Sacré-Cœur de Jésus de Lomé. Le lieu est emblématique de l’évangélisation du Togo, commencée seulement dix ans plus tôt.
120 ans : c’est l’âge de la cathédrale de Sacré-Cœur de Jésus, lieu de culte catholique emblématique de Lomé, la capitale du Togo. À l’occasion de cet anniversaire, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan, archevêque de Lomé a présidé, dimanche 4 septembre, une célébration eucharistique au cours de laquelle il a affirmé que « cette église cathédrale doit être pour notre peuple tout entier, une fontaine de grâce, de bénédiction, un lieu d’unité et de fraternité ».
L’histoire de la cathédrale est intimement liée à celle de l’évangélisation du Togo, commencée en août 1892 avec l’arrivée de cinq premiers missionnaires de la Société du Verbe Divin (SVD). La construction de l’édifice a débutée dix ans après leur arrivée, raconte le père Désiré Arsène Kangni Kpodar, administrateur de la cathédrale.
Inspirée d’une église des Pays-Bas
Sous la direction rigoureuse de l’un des missionnaires, les travaux ont duré dix-huit mois avec la participation de maçons et charpentiers togolais. Sur le plan architectural, la cathédrale est un édifice inspiré de l’architecture gothique de l’église de Steyl, une ville des Pays-Bas dont étaient originaires les cinq premiers missionnaires envoyés par leur fondateur, saint Arnold Janssen, après l’accord du Saint-Siège.
Le 21 septembre 1902, la nouvelle église était consacrée au Sacré-Cœur de Jésus par Mgr Albert, alors préfet apostolique de la
Un patrimoine à préserver
Exprimant pour La Croix Africa son « sentiment de fierté et de joie », le père Kpodar a pour sa part insisté sur « le défi de continuer à écrire l’histoire de cette maison et son engagement à en prendre soin ». Des propos proches de ceux de Mireille Abbey, vice-présidente du conseil pastoral paroissial, qui a tenu à attirer l’attention sur la « nécessité de sauvegarder ce patrimoine dont les deux tours-clochers nécessitent des travaux de réhabilitation ».
De fait, la cathédrale a connu plusieurs phases de travaux depuis sa construction, soit pour augmenter sa capacité d’accueil, soit pour le rénover pour cause de délabrements, comme en 2017, après un incendie dans la sacristie.
Présente à cette célébration, Geneviève Elsa Amerding, 84 ans, a confié son « bonheur d’être témoin de cet événement et de pouvoir célébrer les 120 ans de cette église » où elle a reçu le baptême en juin 1938, quelques jours après sa naissance. Un bonheur partagé par Christophe Awoussah et Richard Ayih-Akakpo, conseillers à la cathédrale qu’ils servent depuis plus de 40 ans, « avec beaucoup de joie et d’amour ».
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