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Lomé – La justice togolaise a condamné quinze personnes à des peines allant de 5 à 9 mois de prison ferme après les manifestations organisées par l’opposition le 19 août pour exiger des réformes, a-t-on appris jeudi auprès d’un de leurs avocats.
« C’est un procès purement politique. Car le procureur n’a pas pu déterminer que nos clients étaient coupables, avant de les condamner », a déclaré à l’AFP Me Raphaël Kpandé-Adzaré, l’un des avocats de la défense.
« Nous allons faire appel, car c’est une décision qui a en frustré plus d’un », a-t-il indiqué.
Poursuivies, au cours d’une audience tenue mardi, pour « rébellion, dégradation, violences volontaires ou voies de fait », 14 personnes ont été reconnues coupables par le tribunal de Lomé et condamnées à 12 mois de prison, dont 7 avec sursis.
Le quinzième, le secrétaire général du Parti national panafricain (PNP, opposition), Dr Kossi Sama, a quant à lui écopé de 18 mois de prison, dont 9 avec sursis.
Douze autres personnes, qui étaient également jugées à Lomé, ont en revanche été libérées mardi
Selon le ministère de la Justice, 66 personnes avaient été placées sous mandat de dépôt dans la capitale et trois autres villes du pays à la suite des manifestations du 19 août, qui avaient fait officiellement deux morts à Sokodé, à 300 km au nord de Lomé.
L’opposition togolaise réclame depuis dix ans que la Constitution – modifiée en 2002 – soit révisée, afin d’y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans, un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale.
La coalition de cinq partis Cap 2015, le Groupe des six et le PNP ont appelé à marcher les 6 et 7 septembre pour exiger des réformes politiques et la libération des manifestants arrêtés.
Le président Faure Gnassingbé a succédé à son père, le général Gnassingbé Eyadéma qui a dirigé sans partage le pays pendant 38 ans, à la présidentielle de 2005 avec l’appui de l’armée, ce qui avait entraîné de violentes manifestations et une féroce répression.
Il a été réélu en 2010 et en 2015 lors de scrutins très contestés par l’opposition.
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source : AFP