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ll est l’un des chefs d’Etat le plus distant au monde. S’assurant des instruments de fabrication des résultats aux élections au Togo, Faure Gnassingbé n’a que faire du peuple. Il n’en a point besoin pour continuer de régenter le Togo à la suite de son père.
Il comprend et parle couramment le mina et le kabyè. Mais il en parle rarement en public. Comme une hirondelle qui annonce le printemps, dès que l’on entend le président du RPT puis de UNIR s’exprimer dans l’une de ses deux langues du Togo, c’est qu’une échéance électorale s’annonce. La langue étant un puissant outil de rapprochement avec la communauté locutrice, le successeur de Eyadèma Gnassingbé ne s’exprime dans ces deux langues du Togo en public que pour la précampagne et la campagne électorale.
Une sorte de renard qui sait flatter les gens pour abuser de leur confiance. A l’occasion de la présentation du rapport-pays du Doing Business le jeudi
En réalité, quand bien même le français est la langue officielle, il y a plusieurs occasions qui s’offrent à Faure Gnassingbé de s’exprimer dans les langues locales pour expliquer certaines préoccupations.
Malheureusement comme l’ensemble de sa politique de tromperie généralisée, il ne le fait que pour appâter en précampagne et campagne électorale. Qui n’a pas en tête « Vous-mêmes vous savez que je ne parle pas beaucoup » en mina dans le Grand Kloto et bien d’autres flatteries en kabyè aux jeunes à l’occasion des Evala.
Ceci étant dit, l’histoire de Faure Gnassingbé avec les langues locales se résume à la flatterie et au faux rapprochement avec le peuple.
Honoré Adontui
Source: Le Correcteur No.901 du 04 Novembre 2019