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Me Jean Dégli, le président du Mouvement « Bâtir le Togo », dans une sortie cette semaine a accusé l’opposition notamment l’ANC de Jean-Pierre Fabre d’avoir volontairement bloqué les réformes en refusant des concessions au parti au pouvoir en juin 2014. Me Degli n’a pas également apprécié la participation de M. Fabre à la présidentielle d’avril dernier sans les réformes. Des analyses que rejette le patron de l’ANC qui accuse Me Dégli de semer la confusion dans les esprits des togolais.
Alors que Jean Degli accuse l’opposition radicale, idéologiquement emmenée par Jean-Pierre Fabre et son parti l’ANC, dans l’échec de l’opposition à obtenir les réformes devant favoriser l’avènement de l’alternance politique, le patron de l’ANC, chef de file de l’opposition dénonce un amalgame et une mauvaise appréciation de sa lutte.
« Je lutte avec la rigueur que doit contenir l’action politique. Quel que soit ce qu’on dit de moi, que je suis arrogant, radical, extrémiste, c’est la rigueur de l’action politique… Il ne faut pas toujours dire que celui qui est rigoureux est toujours extrémiste. Il ne faut pas confondre laxisme et modération, laisser-aller et modération. Il ne faut pas semer la confusion dans l’esprit des populations, les populations n’attendent pas de nous qu’on se combatte», se répand Jean-Pierre Fabre au micro de Victoire FM.
Me Degli a accusé Jean-Pierre et son ANC d’avoir contribué à l’échec des réformes en soutenant qu’avec la limitation
« Le Togo a une constitution sans limitation de mandat et il faut l’inscrire dedans… Puisque le pouvoir peut rester tranquillement et dire je respecte la constitution. J’ai l’impression qu’on ne voit pas l’enjeu. Et malheureusement comme j’ai dit, dans ces démarches de la dernière fois que je considérais d’ailleurs comme une démarche, peut-être la dernière chance pour le Togo, l’opposition togolaise dans sa partie la plus radicale s’est comportée comme un allié du pouvoir », a indiqué Me Degli.
Mis en cause également pour sa participation aux élections sans les réformes, Jean-Pierre Fabre ne cesse de servir la même réponse depuis près de dix mois aux togolais.
« On a dit ceci, si on n’obtient pas les réformes, on choisit un candidat pour aller à l’élection. Quand on n’allait pas obtenir les réformes, qu’est-ce-qu’il fallait faire ? Il fallait choisir un candidat unique de l’opposition. Ceux qui ont préconisé cela, ont quitté la salle en disant que Fabre n’est intéressé que par la candidature unique, il n’est pas intéressé par les réformes », a-t-il avancé.
Sur les réformes, M. Fabre répond : « Le 15 mars 2014, quand j’ai rencontré Faure Gnassingbé, c’était pour parler des réformes, le 22 novembre 2014 quand j’ai rencontré Faure Gnassingbé, c’était également pour parler des réformes. On ne peut pas dire que nous ne voulons pas des réformes ». Rien de plus.
source : togobreakingnews