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“Je ne saurais souhaiter une sortie du Mali de la CEDEAO”, David Kpelly

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Qu’on se dise ceci. L’une des occasions dans lesquelles je me sens le plus fier de notre sous-région ouest-africaine, c’est quand je débarque aux aéroports d’Abidjan, de Dakar, de Ouaga, de Cotonou, sans me tracasser avec des histoires de visa, avec, en poche, mes CFA que je ne suis pas obligé de changer.

Le monde aujourd’hui fonctionne avec les grands ensembles de pays et la CEDEAO, dans son essence, est l’une des meilleures idées que nous ayons réalisées depuis nos indépendances.

Nous ne sommes donc pas, peuples d’Afrique de l’Ouest, opposés à l’existence de la CEDEAO.

Ce que nous déplorons, c’est ce que cette institution est devenue aujourd’hui. Un repaire de vieux dictateurs mal élus qui se protègent entre eux, dont le seul projet est la conservation du pouvoir, et qui, pour atteindre leur objectif, sont

prêts à accomplir toutes les bassesses, prendre toutes les décisions dictées par leurs bailleurs que tout le monde connaît, même quand elles sont contre les intérêts des peuples.

Je ne saurais souhaiter une sortie du Mali de la CEDEAO, parce que si chacun de nos pays se met à claquer la porte à cette institution, nous nous retrouverons avec de petits pays faibles et isolés. A notre désavantage, nous qui déjà ne pesons rien sur les décisions géopolitiques de ce monde globalisé.

Mais au-delà de la CEDEAO, il y a l’intérêt et le bonheur des peuples. Et à un moment quand ces populations se sentent trop piétinées, lésées et humiliées par l’institution sous régionale, eh bien, ils ont le droit de faire de leur pays ce qu’ils veulent. Parce qu’avant tout c’est leur pays.