Ecobank s’enfonce dans les mauvaises performances, mais reste soutenu par ses gros actionnaires
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Après la contre-performance de l’année 2015, Ecobank Transnational Incorporated a annoncé des résultats en repli pour le compte du premier trimestre 2016. A des degrés divers, les activités du groupe bancaire panafricain ont été marquées par une progression plus importante des charges d’intérêt, les effets de la hausse du dollar, et la persistance des provisions pour créances douteuses
En comparaison au premier trimestre 2015, les revenus net d’intérêt ont baissé de 6% à 502 millions $. A taux de change constant, ce repli ne serait que de 0,5% à 531 millions $, peut-on remarquer sur les indicateur du groupe. La banque a aussi connu une hausse de ses dépenses d’exploitation, à taux de change constant, à 350 millions $. A cela il faut ajouter une hausse de 53% des provisions pour créances douteuses, qui ont atteint sur la période 67 millions $ contre seulement 44 millions $ à la même période en 2015.
Les fondamentaux de l’entreprise sont aussi en train de se dégrader. Le volume total des dépôts s’est replié à 15,8 milliards $ au cours du premier trimestre. Les avances de crédit à la clientèle sont actuellement à 11,5 milliards $ contre 12,5 milliards$ à la fin 2014, et la plupart des indicateurs de rentabilité et de performances boursières ont atteint leurs niveaux les plus bas des 6 dernière années.
La réaction des investisseurs face à cette situation est assez diversifiée
Les autres investisseurs ayant réduit leurs positions dans l’actionnariat d’Ecobank sont East Capital Asset Management qui est parti de 10,2 millions d’action détenues au deuxième trimestre 2015, à seulement un peu plus de 636 000 titres possédés au 31 mars 2016 et le fonds Guggenheim qui, sur la même période, est parti de 7,1 millions de titres à près de 458 000 titres seulement.
Au cours de la conférence des investisseurs sur ces différentes performances, le Directeur Général du groupe a évoqué une fois de plus un environnement difficile qui impacte négativement les efforts de réduction de coûts. Des efforts qui tardent encore à porter des fruits car, sur le premier trimestre, chaque 100 $ de revenus gagnés, induit une dépense de 66,4$, un ratio qui est encore trop important, surtout que les différents ratios de marge de rentabilité se sont aussi dégradés. Et par ailleurs le premier trimestre s’est caractérisé par un flux de trésorerie négatif de 136,24 millions $, ce qui signifie que l’entreprise a perdu de l’argent sur la période.
Idriss Linge
source : Agence Ecofin