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La présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire présente des risques « d’explosion de violences », estime un rapport publié cette semaine par une ONG américaine, près de dix ans après la crise post-électorale qui avait 3.000 morts en 2010-2011.
Dans son rapport de 28 pages, le centre de prévention des génocides, qui fait parie du musée de l’Holocauste à Washington, estime que « des événements déclencheurs pourraient se produire d’ici un à deux ans, avant, pendant ou après les élections prévues pour l’automne 2020 » et conduire à une « explosion de violences ».
« Parmi les risques d’explosion potentiels, on compte l’investiture de membres de la Commission électorale indépendante (CEI), l’impression que des partisans influents sont ciblés à des fins de poursuites judiciaires, une mauvaise gestion du retour de l’ancien président Laurent Gbagbo suite au procès à la Cour pénale internationale de La Haye, et l’annonce des résultats électoraux ».
« La rupture d’anciennes alliances politiques, les divisions partisanes entre forces armées, la perception par les partis d’opposition politique que le parti au pouvoir abuse de son autorité, un accès généralisé aux armes, et des allégations dangereuses dans le discours politique et public », sont aussi énuméré dans le rapport.
« Quel que soit
Lundi, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, un magistrat, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel ivoirien, a été élu président de la nouvelle CEI qui devra organiser la présidentielle de 2020 alors que l’opposition continue à protester contre ce nouvel organisme.
« Même après la nomination des membres, il reste que la CEI ne fait l’unanimité. Or pour une commission il faut qu’elle jouisse d’une légitimité pour que les élections puissent être vues comme transparente.
Même si elle fait un travail excellent, il y a un discrédit qui sera jeté sur les résultats », a expliqué à l’AFP, Arsène Brice Bado, l’un des rédacteurs du rapport.
La crédibilité de la CEI est cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne, qui s’était soldée par plus de 3.000 morts après le refus du président Gbagbo d’admettre sa défaite face à l’actuel chef d’Etat, Alassane Ouattara.
SOURCE : AFP
