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Au sortir de la présidentielle contestée du 22 février 2022, le régime RPT-UNIR a créé une nouvelle plateforme d’échanges baptisée, Concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP) et, de la CNAP, il crée le Cadre permanent de concertation (CPC) qui sont des rencontres d’échanges sur les dissensions politiques au Togo. Boycottés par des partis de l’opposition qui, souvent, jouent les premiers rôles dans le landernau politique togolais, la CNAP et le CPC font l’objet de vives critiques par les boycotteurs qui après analyse des travaux de ces rencontres d’échanges, parlent d’arnaque, de supercherie ou encore de complot contre le peuple. Secrétaire national du Comité d’action pour le renouveau (CAR), Jean Kissi en parle aussi, même de complicité pour la conservation du pouvoir.
Complot, complicité et conservation du pouvoir ». Ce sont les trois grands termes que l’on peut retenir de la sortie médiatique de l’ancien député du CAR, Jean Kissi. A l’aise dans son style qu’on lui connait, franc et direct, le disciple de feu Me Agboyibo n’a pas fait dans la dentelle lorsqu’il parlait des travaux de la CNAP au CPC, dénonçant une conspiration contre le peuple togolais avec un objectif bien déterminé. C’était aussi l’occasion pour lui d’évoquer l’actualité sociopolitique au Togo, circonscrite par la crise de la vie chère et l’organisation des prochaines élections régionales. Sur ce dernier sujet, et particulièrement sur la CENI qui a aussi fait l’objet de discussions à la CNAP, Jean – pour ses intimes -, soutient que l’actuelle CENI mise en place pour les prochaines consultations électorales, participe à la stratégie de conservation du pouvoir au Togo. Aussi n’hésite-t-il pas à parler de complicité dans tout ce qui se fait jusqu’à présent, c’est-à-dire de la CNAP au CPC.
Le complot « CNAP »
Ouverte par le gouvernement togolais en pleine contestation de la présidentielle du 22 février 2022 par la DMK, la CNAP et son relevé de conclusions sont aujourd’hui à l’origine de multiples réformes engagées par le pouvoir de Faure Essozimna Gnassingbé qui ne fait que faire voter et adopter à volonté ses projets de loi par une Assemblée nationale qui lui est largement favorable. Après les parenthèses de la CNAP, vint le CPC, conçu tel un cadre permanent de suivi des conclusions ou recommandations de la CNAP. Mais à l’analyse des travaux issus des deux cadres d’échanges politiques, Jean Kissi ne se paye pas de mots pour parler de « complot » contre le peuple togolais. « Le CAR ne peut pas participer à ce complot contre le peuple », a-t-il déclaré, expliquant que lors des discussions dans ce cadre, les vrais problèmes de la nation ont été occultés à dessein pour aller s’arranger pour une messe pour les populations. On s’arrange, poursuit-il, sur ce qu’il faut faire, n’arrangeant nullement pas le pays. « Vous auriez voulu qu’on soit là à mettre la main au menton en voyant tout passer. C’est un complot contre le peuple », a-t-il répété ajoutant que les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et qui sont aussi au CPC, ne font rien. « Ils sont assis à l’Assemblée nationale, ils ne font rien. Ils vont au CPC, ils ne font rien non plus. Après, ils viennent tenir des discours pour vous tromper. Les Togolais n’ont plus besoin de discours », a lancé Jean Kissi dont le parti, le CAR a été invité et fut présent à l’ouverture des travaux de la CNAP et du CPC avant de rembourser chemin, découvrant, peut-être tôt, très tôt l’idée de la messe de la conspiration politique contre le peuple togolais, ou le complot en gestation contre les fils et filles du Togo. Dans le motif de refus de participation du CAR aux travaux, son Secrétaire national, M. Kissi explique qu’au lieu d’être un cadre de dialogue sincère et inclusif poursortir le pays de la grave crise qu’il traverse depuis des années, le CPC n’est rien d’autre qu’un comité de suivi de la CNAP, se désole-til, laissant croire que la CENI installée à la suite des discussions, contribue au projet de conservation du pouvoir d’État au Togo.
La CENI et la conservation du pouvoir
Refusant elle aussi de participer aux travaux de la concertation nationale entre acteurs politiques (CNAP), la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) exigeait, à l’époque,
La Manchette N° 0204 du 15 Juin 202