Climat de Terreur dans les Camps Militaires au Togo : Plusieurs Jeunes Militaires Entre la Vie et la Mort après des Séances de Torture au Camp CETAP.
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Les années 1993, 1994 furent les périodes pendant lesquelles l´écho de la terreur dans les camps militaires arriva jusqu´au grand public avec les exécutions sommaires de militaires accusés d´être proches de l´opposition. En effet, dans la foulée de l´attaque du camp RIT de Tokoin par des anciens militaires togolais venus d´un pays voisin, certains officiers supérieurs comme le Colonel Tépé et le Général Améyi furent froidement assassinés. Le Colonel Akpo, pas mortellement blessé, sera achevé sur son lit d´hôpital à Paris.
Depuis ces années d´épuration ethnique, où des soldats originaires d´ethnies soupçonnées d´être hostiles au pouvoir, furent purement et simplement éliminés, la hiérarchie militaire avait pris soin de bien camoufler les traitements inhumains ou même les assassinats dont sont victimes les hommes habillés à la moindre peccadille dans les différents camps militaires et gendarmeries du Togo. Ces séances de torture au CETAP dont nous venons d´avoir les détails viennent rappeler malheureusement que nos camps militaires restent des nids de délation, de soupçons permanents, de surveillance accrue, de dénonciation et surtout de violations massives des droits de l´homme, qui, à cause du climat de terreur, ont peu de chance d´atteindre le monde extérieur.
Avant que Yark n´organise sa conférence de presse pour présenter ses révolutionnaires armés de talismans, il prit soin d´envoyer des militaires au quartier Alinka au nord de Lomé pour arrêter des maçons sur leur lieu de travail dans une maison que nos menteurs de responsables de la sécurité désigneront plus tard comme la maison de Taïga. Alors que, d´après nos recoupements, le fameux Taïga ne possederait aucune maison dans la localité.
Beaucoup de Togolais auraient sans
Celui qui a pris la photo à l´aide de son téléphone portable, à la suite des supplices, avait fini par avouer et donner le nom du militaire à qui il avait envoyé en premier les images dans un autre camp de la capitale. Ce militaire, qui serait l´auteur de la diffusion sur les réseaux sociaux, ne tarda pas à arriver sous la violence, et connut également des séances de torture des plus sauvages. Aux dernières nouvelles plusieurs malheureux soldats torturés seraient dans le coma. Les uns sont admis au CHU et les autres à l´infirmerie du camp de l´Armée de l´air. Et la majorité d´entre eux serait entre la vie et la mort. Et il leur est strictement interdit d´avertir leurs familles. Comme ça, au cas où certains mourraient, on pourrait inventer des histoires à dormir debout pour raconter à leurs parents. Et les tortionnaires pourraient continuer à faire leur basse besogne sans inquiétude.
Ainsi va le Togo!
Nous avons le nom du militaire qui aurait pris la photo, mais nous ne le publions pas pour protéger la source proche de l´armée qui nous a informé depuis Lomé.
Samari Tchadjobo
02 février 2020
Hanovre, Allemagne
