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« Les gouvernements : des sourd qui ne veulent pas voir et des aveugles qui ne veulent pas entendre » (Michel Patin)
Il n’y a jamais de fumée sans feu, dit-on. Tout comme le miel attire les mouches, les pirates qui écument les mers du Golfe de Guinée sont assurément attirés par quelque chose. Mais quoi ?
A l’occasion de la 58ème session de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui s’est tenue le 23 janvier 2021 par visioconférence, un point particulier –le 46- a retenu notre attention : la sécurité et la sûreté maritimes dans le Golfe de Guinée. Lorsqu’on analyse comment « la conférence note la part importante des activités maritimes dans le développement économique et social des Etats de la région, et exprime sa préoccupation quant à la multiplication des actes illicites en mer, y compris la piraterie maritime, le déversement de déchets toxiques et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée », on est tenté de pouffer de rire. Surtout que la même conférence « appelle les Etats membres à mettre effectivement en œuvre les mesures adoptées au niveau national, régional et continental pour promouvoir la sécurité et la sûreté maritimes dans le Golfe de Guinée ». Quelles sont ces mesures à mettre en œuvre et depuis un bon moment déjà, le Golfe de Guinée est classée zone la plus dangereuse du monde sur le plan maritime ?
Ratifier la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes (Charte de Lomé)
Les activités illicites qui se passent en mer, surtout entre le Nigeria et le Togo, plus précisément dans le village dit « Triangle du Togo » sont de nature à rameuter des pirates qui savent flairer les lieux où sont brassées d’importantes sommes d’argent. Et au large des côtes togolaises, il y a un trafic qui, parce que loin des regards depuis la côte, reste méconnu des citoyens habitant sur la terre ferme, mais qui constitue du miel aux pirates. De ça, malheureusement, la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement n’en a rien dit. Solidarité entre dirigeants oblige !
Godson KETOMAGNAN / Liberté N°3318 du 02-02-21