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Au Togo, les populations de certaines villes comme Niamtougou n’ont pas droit de manifester…

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Des manifestants à Niamtougou, 18 novembre 2017 | Photos : La Gazette du Togo


Les populations de Niamtougou qui étaient sur le point de se réunir ce 18 novembre 2017 pour manifester comme c’est le cas dans certaines villes où les responsables de la coalition de l’opposition ont rempli les formalités administratives comme le prévoient la règle, ont été empêchées à la dernière minute de faire valoir leur droit de manifester.
 
A en croire nos sources, des éléments de la gendarmerie à bord de leur véhicule et 2 contingents de militaires, tous portant des bérets rouges ont fait irruption sur le point de départ de la marche où étaient déjà rassemblés certains manifestants. L’officier commandant les forces de sécurité a intimé l’ordre à tous ceux qui étaient présents de se disperser sinon ils seront dispersés par ses éléments et les militaires bérets rouges.
 
Le Professeur Kperkouma WALLA, responsable de l’organisation pour le compte de la coalition dans la localité a approché le commandant et lui a fait savoir qu’ils étaient en règle comme les papiers administratifs qu’il tenait et qu’il a montré à ce dernier. Mais ce dernier ne voulait pas entendre raison et a fini par lâcher cette phrase: « Le préfet a interdit la marche ». Et ce n’est donc qu’au Togo qu’on peut entendre ces énormités. Le préfet a-t-il plus de pouvoir que le ministre? Enormité!!!
 
Alors pour ne pas exposer les populations aux violences, le professeur a laissé entendre : « Je vous prie mes parents , mes frères de nous disperser dans le calme pour ne pas être tenu responsable d’une quelconque violence dans la ville de Niamtougou ».
 
C’est sur ces mots que tous se sont dispersés. Niamtougou, Sokodé, Bafilo et Mango sont devenues des villes d’exception où les populations n’ont pas les mêmes que les autres citoyens.
 
Et c’est ce que les autorités togolaises appellent par mesures d’apaisement
 
Source : La Gazette du Togo